En bref. Nous avons relevé 1 800 fiches Google parmi les mieux placées de 10 grandes villes, dont 800 avec l’ensemble de leurs champs. Plusieurs rubriques gratuites restent massivement vides : 88 % des fiches n’ont pas de description, 84 % des cinémas n’affichent pas d’horaires d’ouverture, et une boulangerie sur quatre ne renseigne aucun attribut. Parmi ces angles morts, deux vont de pair avec les meilleures places dans la plupart des secteurs : les catégories secondaires et les attributs. Ce sont des réglages de quelques minutes, sans risque, que la majorité des concurrents négligent.
Optimiser sa fiche Google, pour la plupart des commerçants, se résume à la note et aux avis. Or une fiche comporte une soixantaine de champs, dont beaucoup restent vides, y compris chez les établissements les mieux placés. Nous avons voulu savoir lesquels, et s’ils comptent, dans le cadre de notre étude sur 1 800 fiches Google. Chez GMB Club, la plateforme de marketing tout-en-un pour les business locaux, c’est la base de l’audit que nous réalisons sur chaque fiche.
La méthode
Relevé du 25 septembre 2026 des vingt premiers résultats Google Maps de 9 secteurs dans 10 grandes villes françaises, soit 1 800 fiches. Pour 4 secteurs, salle de sport, boulangerie, bowling et opticien, nous avons conservé l’intégralité des champs de chaque fiche, soit 800 fiches, et comparé les cinq premières places aux places 16 à 20.
Angle mort n° 1 : les catégories secondaires
La catégorie principale est connue de tous. Les catégories secondaires, beaucoup moins. Elles permettent pourtant à Google d’associer votre fiche à des recherches voisines de votre activité principale.
| Secteur | Top 5 | Places 16 à 20 |
|---|---|---|
| Salle de sport | 4,4 | 3,6 |
| Bowling | 3,9 | 3,1 |
| Opticien | 4,6 | 4,1 |
| Boulangerie | 1,8 | 2,0 |
Dans trois secteurs sur quatre, le top 5 déclare davantage de catégories secondaires. La boulangerie fait exception : le secteur est si homogène que presque toutes les fiches ont la même catégorie, et le nombre de catégories secondaires ne départage plus rien.
À faire : ajoutez toutes les catégories secondaires qui correspondent à une activité réellement exercée. Un bowling qui propose un bar, un billard et des soirées d’entreprise a au moins trois catégories à déclarer. N’en ajoutez pas au hasard : une catégorie sans rapport dilue la pertinence de la fiche.
Angle mort n° 2 : les attributs
Les attributs sont les cases à cocher de la fiche : accessibilité en fauteuil roulant, paiement sans contact, Wi-Fi, parking, terrasse, réservation conseillée, etc. Ils déclenchent des filtres côté client et enrichissent la fiche.
- Le top 5 en renseigne davantage que les places 16 à 20 : +18 % en salle de sport, +20 % chez les opticiens, +30 % en bowling.
- Pourtant, 25 % des boulangeries du top 20 n’en renseignent aucun.
À faire : passez en revue la liste complète des attributs proposés pour votre catégorie et cochez tout ce qui est vrai. Cela prend dix minutes.
Angle mort n° 3 : la description
C’est le champ le plus abandonné : 88 % des 800 fiches relevées n’ont aucune description. Elles ne sont que 2 % à en avoir une en salle de sport, 7 % chez les opticiens, 13 % en boulangerie.
Le seul secteur où elle est un peu utilisée est le bowling, avec 26 % de fiches renseignées. Et c’est justement là qu’elle fait une différence : 38 % du top 5 des bowlings a une description, contre 18 % des places 16 à 20.
Google indique que la description n’influence pas directement le classement. Mais elle est lue par les clients au moment où ils hésitent, et dans un secteur où elle est rare, elle distingue la fiche.
À faire : rédigez 500 à 750 caractères qui disent ce que vous faites, pour qui, où, et ce qui vous distingue. Mentionnez naturellement votre métier et votre quartier, sans empiler les mots-clés.
Angle mort n° 4 : les horaires, chez les cinémas
Dans la plupart des secteurs, les horaires sont renseignés par la quasi-totalité des fiches du top 20. Une exception spectaculaire : 84 % des cinémas n’affichent pas d’horaires d’ouverture sur leur fiche Google.
L’explication est probablement technique : les horaires d’un cinéma varient avec les séances, et beaucoup d’exploitants renoncent à les renseigner. Mais le client qui cherche « cinéma ouvert maintenant » ne trouve aucune information. En bowling, 16 % des fiches sont dans le même cas.
Précision importante : nos données ne montrent pas de lien entre horaires et classement. Les horaires servent le client, pas l’algorithme. Mais une fiche sans horaires fait perdre des visites qui auraient eu lieu.
Angle mort n° 5 : le site web, moins indispensable qu’on le croit
Ce n’est pas un champ oublié, c’est une idée reçue à nuancer. 44 % des boulangeries et 33 % des commerces de street food présents dans le top 20 n’ont aucun site web. Ils occupent la première page de Google Maps avec leur seule fiche.
Un site reste utile pour être trouvé sur des recherches précises et pour rassurer avant une visite. Mais pour apparaître sur la carte, une fiche complète et bien alimentée en avis compte davantage.
Une anomalie à vérifier chez vous : la catégorie en langue étrangère
Dans notre relevé, 11 fiches sur 800 affichent une catégorie principale en anglais ou en espagnol, « Bakery », « Sports club » ou « Panadería », alors qu’il s’agit d’établissements français. C’est rare, et trop peu fréquent pour mesurer un effet sur le classement. Mais c’est une erreur invisible depuis l’interface du commerçant, qui mérite une vérification : la catégorie doit être choisie dans la liste française.
Ce qui n’est pas un angle mort : le lien de réservation
On pourrait penser qu’un lien de réservation ou de commande en ligne aide la fiche. Nos données ne le confirment pas : il va de pair avec les meilleures places chez les opticiens (82 % contre 66 %), mais avec les moins bonnes dans les salles de sport (32 % contre 48 %). Utile pour le client, sans effet net sur la position.
La check-list, en dix minutes
- Vérifier la catégorie principale, dans la liste française.
- Ajouter toutes les catégories secondaires correspondant à une activité réelle.
- Cocher tous les attributs vrais.
- Rédiger une description de 500 à 750 caractères.
- Renseigner les horaires, y compris les horaires exceptionnels.
- Ajouter des photos récentes : le top 5 en compte 118 en médiane, contre 66 en bas du classement.
Ces réglages sont gratuits, mais faciles à oublier et à laisser vieillir. GMB Club les contrôle automatiquement lors de l’audit de chaque fiche et signale ce qui manque, avant de s’attaquer au levier principal : la collecte d’avis.
Les limites de cette mesure
- Le détail des champs porte sur 4 secteurs et 800 fiches, pas sur l’ensemble des 9 secteurs.
- Nous comparons des fiches déjà visibles : cela ne dit pas ce qui fait apparaître une fiche absente du top 20.
- Coexistence n’est pas causalité : une fiche bien tenue sur ces champs est souvent bien tenue sur tout le reste.
- La distance entre la personne qui cherche et l’établissement pèse lourd dans Google Maps, et nous ne la contrôlons pas.
Questions fréquentes
Combien de catégories secondaires peut-on ajouter ?
Google permet d’en ajouter plusieurs, mais la règle est la pertinence : chaque catégorie doit correspondre à une activité que vous exercez réellement. Dans notre relevé, le top 5 en compte en moyenne quatre.
La description améliore-t-elle le référencement de la fiche ?
Google indique qu’elle n’agit pas directement sur le classement. Elle sert surtout le client qui compare. Mais dans les secteurs où presque personne ne la remplit, elle distingue la fiche.
Où trouver les attributs de ma fiche ?
Dans l’interface de gestion de votre fiche, à la rubrique consacrée aux informations sur l’établissement. La liste proposée dépend de votre catégorie principale.
Faut-il mettre à jour ces informations régulièrement ?
Oui, au moins deux fois par an et à chaque changement d’activité, d’horaires ou de services. Une fiche qui vit envoie un signal d’activité, et les informations périmées font perdre des clients.
Étude réalisée par Alexandre Damais, cofondateur de GMB Club et d’A2Z Automation. Il conçoit des automatisations et des outils IA pour les commerces et les PME. Relevé effectué le 25 septembre 2026 sur les données publiques de Google Maps.